Un DJ parmi tant d’autres.

 

Des questions que parfois me demandent des amis ou des clients.

Qui suis-je?

A quel âge tu as commencé?

Comment l’intérêt pour la musique a commencé?

Comment devient-on DJ?

C’est quoi la différence entre un DJ pour disco mobile et un DJ dans les bars?   Etc.….

 

Je vais essayer le plus simplement de répondre à plusieurs questions

à partir de mes expériences personnelles.

Mon nom : Denis Dupéré

Passion :  Musique, mix et DJ depuis 1979

 

 

Avant tout. C’est quoi Un DJ? Disc Jockey

Il y a 2 catégories de DJ, Le DJ de bar et le DJ pour Disco Mobile.

J’ai fait les 2 pendant longtemps, donc voici mon explication générale.

 

Le DJ pour Disco Mobile.

Il est coordinateur d’évènement, programmation musical, animateur, technicien en son et éclairage.

Il est un employé, un gérant, un propriétaire, il est le service au client, la relation avec le client,

Il administre son budget selon ces soirées, la publicitée, son transport, temps d’installation,

Expert en dénouement de soirée et disposition de l’équipement pour les salles de réceptions.

Expert en tous les genres de musique pour pouvoir satisfaire tous les groupes d âge.

Il doit utiliser son jugement lors de la sélection musical et de filtrer les demandes spéciale

jugées inappropriés selon les soirées. Il fait du multitâche en abondance pour maintenir

l’interactivité sur la piste de danse, l’éclairage selon la musique, demande spéciale,

animation, horaire du client, il doit surtout ressentir la clientèle pour choisir sa prochaine chanson.

Il sait quand il faut changer de style de musique car son travail principal est de faire danser les gens

le plus longtemps possible. Les mixes sont généralement fais sans aucune connaissances

de la technique et théorie du beat mixing, car ce n’est pas requis pour ce genre de clientèle.

Cependant le manque de cette technique est souvent la raison que la piste de danse

se vide entre les chansons.

 

Le DJ pour bar

Il est programmeur musical, animateur, il connaît le son et éclairage,

Expert en musique danse pour pouvoir satisfaire la clientèle cible de son bar.

Il sait quand il faut changer la vitesse du BPM car son travail principal est de faire danser les gens

le plus longtemps possible, mais aussi les invités doivent consommer pour que le bar soit rentable,

donc il faut tenir compte du changement de BPM drastique pour changer les invités

qui sont sur la piste de danse.

Les mixes sont généralement fais selon la technique et théorie du beat mixing

qui est primordiale dans les bars.

Dans les années 80, un DJ ne pouvait pas travailler dans un bar

si il ne maitrisait pas cette art et technique de mixage. La marge d’erreur permise était presque zero.

Ce DJ a le talent de changer de chansons plusieurs fois avant que le client réalise que ce n est

plus la même chanson qu’il écoute. Le DJ qui maitrise l art du beat mixing vous fera

vibrer sur une piste de danse. 

 

 

Les années 70, le début

 

Je crois que pour moi le tout a commencé au début des années 70,

à peine 9 ans et j’étais fasciné par la musique.

Nous avions un vieux stéréo et je passais mon temps à

regarder sous le stéréo et j’essayais de voir comment les animateurs de la radio

et les chanteurs parlaient dans le stéréo.

 

Dans ces années la technologie était différente, mon seul moyen de pouvoir

écouter les chansons que j aimais était de les enregistrer avec un

magnétophone à cassette avec un micro.

Je passais des heures à écouter la radio CJRC et CKCH pour entendre

les demandes spéciales. C’était plus fort que moi, il fallait que j enregistre le plus

de chansons possibles sur cassette, juste pour dire que j avais

cette chanson si je voulais l écouter.

J’ai collectionné des centaines de cassettes jusqu’ en 1978.

 

Il y a eu plusieurs facteurs déclencheurs qui ont suscité en moi un intérêt pour

la musique disco et être un DJ. Un jour j’ai entendu à la radio un mix.

Il y avait une émission en direct de la disco viva à Hull. Je me demandais

comment c était possible de changer de chansons sans espace entre les 2.

J étais impressionnez, et trop jeune pour pouvoir entrer dans ce bar à 14 ans.

 

Aussi à l école secondaire à l heure du dîner, il y avait de la musique et

J ai encore entendu un mix pas d espace entre les chansons, ça me brûlait

en dedans, il fallait en savoir plus, j essayais de voir l intérieur

de la chambre à musique, l endroit ou des élèves diffusait la musique pour la cafétéria.

Je voyais de l équipement que je ne connaissais pas, tables tournantes

et une petite boite carrée entre les 2 tables tournantes.

 

Un jour j ai demandé à un élève qui était dans cette chambre à musique,

pourquoi à l heure du dîner il y avait de l’espace maintenant entre les chansons?

Il m as répondus « quelqu un a volé le mixer », alors je suis repartie en me

demandant s’il essayait de rire de moi, pour un instant j ai pensez,

un mixer c est pour faire du gâteau. Wow un mixer pour mélanger

les chansons ensemble, j était dans une bulle, mes rêves commençaient.

Alors cette après midi la, j ‘ai compris dans quelle direction serait

mon hobby pour les années à venir.

 

J’ai commencé à visiter les centres de musique pour acheter des disques,

dans ce temps on pouvait acheter un 45 tours pour $0.99,

un 12 pouces à $1.98 et l album était $6.98. 

 

Je n était pas très fortuné donc il fallait être débrouillard pour

pouvoir acheter des disques. Dès l école secondaire je me privais de diner pour

me procurer des 45 tours. Mais l achat des disques n était pas le seul obstacle,

il y avait toute l équipements qui me manquais, je n avait rien qu’un

vieux stéréo pour écouter les disques. Je voulais apprendre à mixer

avec 2 tables tournantes et un mixer. Je me suis trouvé un travail dans un

magasin à rayon à $3.55 de l heure. Quand je pouvais, j achetais ce que je pouvais,

équipements modestes, mais ce n était pas suffisant pour faire des mixes professionnels.

Je voulais plus que ca, j’ai appris que tout les bars utilisait des

tables tournante technic sl1200, mais le prix était $599.00 par table et il

me fallait ces tables pour apprendre à être un vraie DJ.

 

 

Les années 80, disco mobile

Je me suis contenté au début 1980 de faire de la disco mobile pour

m aider à acheter de l équipements pour avoir une disco mobile complète.

Avec des amis nous avons fait de la disco mobile,

noces et party privé pendant 3 ans et petit à petit l équipements a été modernisés, améliorés.

Finalement les sl1200 sont arrivées, j ai maitrisé l art du beat mixing assez rapidement.

 

Le Mix

Un mix, pour une personne qui n est pas familié avec les termes DJ, est simplement

de changer de chansons, mais c’est beaucoup plus complexe que ca.

 

Il faut tenir compte du BPM, les temps, les mesures, le niveau du son,

enchainer le tout ensemble, chaque beat possède son identité unique,

c’est à dire une valeur numérique entre 1 et 4 ou 1 et 8.

 

Il faut prendre le beat numéro 1 d’une chanson et l autre beat

numéro 1 d’une autre chanson et de les enchainer ensemble

sans avoir de distorsion harmonique, et

surtout de ne pas superposer les voix, en tenant compte du niveau du son du mix

et de la longueur de la drive/mix à venir, soit 16 ou 32 or 64 temps de

la durée du mix et le tout sans avoir de double beat, ce qui est affreux

et le pire cauchemar d’un DJ.

 

En autre mot, changer de chanson, mixer 2 chansons ensemble le plus

« smooth » que possible. Mon trip était d essayer de passer d une chanson

à l autre sans qu’une personne qui danse se rendre compte que ce n est

plus la même chanson avant que les paroles ne commence,

si je réussissais, pour moi, c était un bon mix.

 

Ma passion pour la musique disco était plus fort que moi, je n aimait pas faire

des disco mobile car il fallait jouer toute les vieilles chansons rock n roll, français etc..

et à mon âge je n’aimais pas cette musique.

Donc l autre alternatif était de travailler dans les bars, j ai du attendre d avoir

18 ans pour pouvoir commencer à travailler dans les night clubs. Ce n était pas facile

d être accepté dans les bars, les critères de sélection était haut et mon âge

était un problème, on me disait trop jeune et sans expérience.

 

 

1983 Le début dans les bars

Un jour je suis passé faire une demande d emploi dans un club, Chez Marcel/Chaufferie.

J'était prêt, cette journée la, nous étions 3 DJs qui essayaient d’ avoir le poste.

J'était le dernier à faire le try out, donc ca me donnait la chance d entendre contre quoi je me battais.

 

La durée du try out était 30 minutes par DJ. Le premier DJ qui a passé, je savais que

je pouvais faire mieux car il n avait pas maitrisé la technique du beat mixing.

Le 2ième avait du sens, les mixes étaient raisonnables, mais pas dans les temps appropriés.

Voici un compétiteur qui a du potentiel, mais je ne savais pas si le gérant connaissait la différence

entre un mix et un bon mix. Ensuite mon tour, je me souviens d avoir mixé

les tounes where is my man, holiday, billy jean ,superstar, et après le 3ième mix,

le DJ qui travaillait dans ce club est entré dans la DJ boot,

je me suis dit (ouch ya surement un problème, je suis out)

Il me dit «c’est moi qui décide pour le gérant, pas besoins de continuer,

ben on voit que toi tu as déjà fait ca, à comparer des autres

je te choisis à avoir entendue tes 3 premiers mixes »  Ca m as donné un boost en confiance.

Je me suis dis que un jour, si je peux redonner cette chance à un autre DJ, je le ferai.

 

Dans ces années les DJ étaient recrutés directement du bar ou il travaillait,

les gérants et DJ des autres bars venaient nous offrir des salaires plus hauts

pour allez travailler avec eux. Après 3 ans à la Chez Marcel/chaufferie, il y as eu 

L’Aventure, Le Globe, Le Fou du roi,

Le Parking & Nuits Blanche (CKTF Live en direct de minuit à 02 :00am le Samedi),

Vogue, Osez, Zap, Spectra, Vip’s, Coup de foudre, Le party, Le Bop, Shalimar,

Ruisseau et le Broadstreet.

 

 

De 1983 à 1992 j ai fait DJ dans les bars et de la disco mobile en parallèle.

Pendant une période de 10 ans, je travaillais dans les bars de 9pm à 3am,

5 soirs par semaine du mercredi au dimanche, j arrivait chez moi à 3 30am,

je dormais pendant 1 heure 30, pour ensuite me lever pour allez à

mon 2ième travail de 8am à 4 pm.

 

Avoir eu la chance de travaillez sur la Main strip du Portage à Hull,

était une expérience inoubliable, les bars et la rue Du Portage

pouvait contenir entre 500 et 10 000 personnes, le feeling d’être DJ

pour une foule de ce genre était incroyable.

 

J’ai eu l’occasion d’être DJ et d’avoir eu la chance de passer

un montage que j’avais concu spécialement pour les jeux de la francophonie

au Parc Lansdowne, pour 25 000 personnes, c’est toute un feeling.

 

Il y a aussi les live sur la station CKTF 104,1, DJ en direct

d’un bar pendant 2 heures à tous les Samedi.

 

Oui j avait toute une vie. Mais la musique me donnait l énergie,

le feeling d être DJ dans un bar et mixer devant des foules

de 100 à 2 000 personnes était inexplicable,

c est comme une drogue donc je ne pouvais pas me passer,

plus rien ne comptait pour moi,

je ne pouvais plus m arrêter, il fallait toujours que mon mix soit

mieux que le mix précédent.

Mon compétiteur était moi même.

 

Un DJ

Dès le début dans le métier de DJ, J’ai compris qu’entre

DJ, il fallait se respecter en commençant par se respecter soi mêmes en temps que DJ.

Pour moi, il n y avait pas de place pour écraser les autres DJ,

si j était pour faire mon chemin, ca serait parce que j ai travaillé

sur la qualité d’être un DJ respectable et respecté.

 

J’ai eu l’occasion d’avoir à faire un choix sur des DJs qui désiraient travailler

dans les bars, donc à mon tour, j’étais la personne qui avait la décision finale

pour le choix des DJ dans plusieurs bars que je travaillais. J’ai redonné la même

chance que j’ai eu à des DJ pour qui j’ai reconnu des talents potentiels. Certains

de ces DJs ont accomplit des travaux remarquable, tel que remix pour artistes

professionnelles, maisons de disques, station radio,

émissions radio, productions audio et visuel.

 

Il y a eu des DJs dans les années 80, le temps ou un DJ avait

seulement 2 tables tournante, et parfois 3 tables tournante en action,

certains de ces DJs avait une technique du beat mixing

impressionnante, la rapidité et la facilité dans l’exécution du beat mixing,

leurs souplesses de mixe sur une « drive » de 8, 32 ou 128 temps

pouvais donner des frissons à n’importe quel DJ qui écoutait,

des noms comme Buzz, Daniel Tremblay, Harold Chretien, Jean Marc Gingras,

Yves Séguin, Ben Guerrette, Marc Pageau,

un Gilles Desjardins je crois de la disco viva et j’en passe.

Ces noms de DJ ont pour moi été un inspiration et un facteur motivant

à toujours faire un meilleur mix, un vrai mix.

 

1992 à Aujourd’hui

J’ai commencé à investir plus de temps sur la disco mobile au début

des années 90, le salaire était bon dans les bars,

mais mieux avec disco mobile et les heures plus raisonnables.

Parfois dans les bars, c’est surprenant ce qu’un DJ débutant ferait pour prendre votre place.

Le respect n’est pas acquis, ca se gagne.

 

En moyenne entre 1979 et 2007,  j’ai fait environ 800 soirées en disco mobile

et environ 2,300 soirées comme DJ dans les bars entre 1983 et 1992.

Moyenne de 4 soirs semaine pendant 10 ans. Donc à environ 3100 party.

L’expérience ne passe pas inaperçu.

 

En 1996, J’ai aussi produit des « remix » avec DJ Jason tel que l’artiste

Nadia pour la chanson « Shine on », « dance triology » et « Free Free ».

Il y a eu aussi sur la compilation « Kool Kapital Kuts » pour la station Kool Fm 93.9,

le minimix de Roxxy, le mini mix dance triology de Nadia et

le Kool Kapital Kuts avec les artistes Nadia,T.C., Emjay, Reactor Project,

Capital Sound, Roxxy, Mitch.

 

En collaboration avec DJ Jason, nous sommes arrivés en 4ième

position sur 45 participants pour un concours de Numusik Montréal

mixe montage sur la station CKMF Montréal radio énergie. Notre montage

a été diffusé sur les ondes FM radio énergie.

 

En 2001, j’ ai travaillé au playback

et production d’un mini montage francophone

pour Les jeux de la Francophonie du Parc Lansdowne à Ottawa

avec Festivex, pour une foule de 25,000 personnes.

 

Je pense que j ai eu de la chance, j’étais présent dès le début, j’ai vécu l’évolution,

de la cassette 8 pistes au 4 pistes, du reel to reel à bobine

et en faire des montages avec des splices.

Des disques vinyles au MP3 et mini disc, ensuite au DC et la musique digital.

De pouvoir modestement regarder en arrière et réaliser ce que

j’ai accompli avec un peu de fierté, je peux voir mon nom inscrit sur des disques

vinyle 12 pouces et disques compacte pour des remixes club.

 

Avec tous ces expériences depuis 1979, c’est de la ou viens l’idée de mes slogans

L’expérience fait la différence!, Le Beat Mixing et Feel the Heat in the Beat

inscrit sur mes premières cartes d’affaire en 1983

 

Dans la plupart des bars ou j’ai travaillé, l’équipement était presque

toujours le plus nouveau et le meilleurs, donc en ayant toujours eu un faible

pour les gadgets de DJ, équipements sophistiqués,

me voici aujourd’hui avec une disco mobile modestement avant-gardiste.

 

 

Denis Dupéré

Disco Mobile Le Studio Enr.

Gatineau Québec Canada.

 

 

 

 Logos & slogan Copyright © 1983 Denis Dupéré